Top
Greenwashing

Le Green-whashing ? Les pièges à éviter

Pratique de communication utilisée par de nombreuses marques, le greenwashing consiste à communiquer auprès du public en utilisant l’argument écologique de manière trompeuse pour améliorer son image. On fait le point sur cette tendance à éviter !

 

Quelques exemple de Greenwashing

On pourrait traduire en français par « lavage de cerveau écologique », les entreprises qui  font du greewashing utilisent l’argument écologique dans leurs discours marketing pour se donner une bonne image, alors que dans les faits, elles sont loin de respecter l’environnement, en voici quelques exemples.

  • Le packaging trompeur

Certaines marques comme une célèbre enseigne de produits ménagers par exemple, a fait évoluer ses packagings pour rendre ses produits plus « écolo ». 

La marque a ainsi changé le packaging de son nettoyant triple actions pour vitres, très chimique, en quelque chose de beaucoup plus doux : du vert et un arbre sur fond de ciel bleu. Enfin, le champ lexical peut être aussi mensonger : « Parfum avec des extraits naturels », « Fraîcheur naturelle »… La marque a utilisé de nombreuses tournures de phrases pour rendre ses produits plus éthiques et bons pour la planète. Cependant, le champ lexical de la nature sur un packaging ne signifie absolument pas que le produit est éthique et sain. Le mot naturel est trop souvent utilisé pour faire penser à l’écologie pour pousser à acheter un article parce qu’il vous semble plus « green ».

On retrouve souvent cette pratique parmi les exemples de greenwashing : l’usage de la couleur verte. Cette couleur est évidemment associée au naturel, à l’environnement et de nombreuses marques n’hésitent pas à en abuser pour verdir leur image tout en conservant la composition (chimique) de leurs produits.

  • Le mensonge

Parfois, enjoliver la réalité est aussi une manière de se rendre plus écolo. Ce fût le cas pour la marque Volvic (appartenant au groupe Danone) qui a affirmé qu’une de ses bouteilles était en plastique « d’origine végétale ». Le hic ? Seulement 20% de la bouteille l’était réellement… De plus, les ingrédients chimiques de la molécule issue du végétal sont exactement les mêmes que ceux du plastique habituellement utilisé. Une belle manière de manipuler, sans pour autant faire réellement d’efforts… 

Greenwashing

Est-ce légal ?

L’ADEME et l’ARPP (Autorité de Régulation des Professionnels de la Publicité) travaillent conjointement pour limiter l’utilisation abusive des arguments « verts » dans les publicités.

En avril 2021, les députés ont interdit la publicité pour la commercialisation et la promotion des énergies fossiles, et durci les sanctions contre l’éco-blanchiment.

Cet amendement vient renforcer les sanctions relatives aux pratiques commerciales trompeuses, prévues dans le code de la consommation. Le montant de l’amende pourra ainsi être porté à 80 % des dépenses engagées pour la réalisation de la publicité ou de la pratique qualifiée d’éco-blanchiment – contre 50 % aujourd’hui.

En cas de pratique avérée de greenwashing, la diffusion de la sanction devient systématique. Soit par la presse écrite, soit par tout moyen de communication au public, par voie électronique. Mais également une diffusion sur le site internet de la personne morale condamnée, pendant une durée de trente jours.

  •  Les bons élèves

À l’inverse du greenwashing, certaines marques engagées font du « greenmarketing » qui consiste à faire la promotion d’un produit en mettant en avant des bienfaits concrets pour l’environnement. Ces marques fonctionnent ainsi de façon ouverte et transparente et leur communication s’appuie sur des certificats reconnus dans leur secteur et des standards soutenus par les gouvernements. Un exemple à suivre ! 

C’est le cas par exemple de la marque Sézane, marque de prêt à porter féminin, qui prône une mode durable et solidaire. Ici, leur communication engagée s’appuie sur des faits : pour prouver l’éco-responsabilité de ses collections, la marque de mode s’appuie sur des certificats. De plus, pour lutter contre la fast fashion, leurs invendus sont remis en vente dans une boutique spéciale. Enfin, ils réduisent considérablement l’utilisation d’emballages notamment plastique.

Ou encore le Printemps qui a dévoilé son label « Unis vers le beau responsable » qui fédère une communauté de marques engagées pour donner du sens aux achats et permet d’identifier des produits qui valorisent l’humain, l’éthique, la nature et l’économie circulaire et durable.

Vous l’aurez compris, il est donc très important d’être transparent et d’accompagner votre communication par des engagements concrets pour éviter le greenwashing. Vérifiez ainsi que le vocabulaire utilisé est clair et précis, que l’information est complète, que vous avez des preuves de votre démarche. Votre message doit être proportionnel à la réalité, c’est à dire que vos engagements doivent être fidèles à ce que vous annoncez. Enfin, évitez les visuels ambigus et les messages « non éco-responsable » qui peuvent inciter à surconsommer ou à gaspiller.

Vous avez besoin d’aide ? Contactez-nous ! 

Bon à savoir !

Le terme greenwashing est apparu pour la première fois aux États-Unis, à la fin des années 1980. C’est une contraction du terme whitewashing ( blanchir ou dissimuler une information) et du terme green (littéralement vert mais au sens d’écologique).